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Secrétaire Louis XVI



« Le but de la conservation restauration est de transmettre aux générations futures un patrimoine qui est à la fois matière et message, document historique et création artistique.

Traiter la matière est souvent difficile mais il s’agit dans la plupart des cas d’un problème exclusivement technique.

Un bien culturel relève à la fois de l’histoire et de l’esthétique et sa restauration n’est ni une simple réparation de routine, ni une rénovation. Il s’agit d’un acte critique, résultat d’un compromis entre la rigueur historique qui voudrait qu’on le laisse en l’état et l’exigence esthétique qui aimerait qu’on enlève toutes les marques du temps, qui en perturbent la lecture »

Serge Proniewski



> Les recherches appliquées dans le domaine
de la conservation-restauration du mobilier


Ci-dessous, vous trouverez une sélection de restaurations effectuées "Au Faubourg". Cette sélection est un échantillonage représentatif de nos réalisations courantes en ébénisterie d"art /


Armoire Restauration en placage de noyer.
Commode Louis XV en marqueterie bois de violette.
Bergère Louis XVI.
     
Buffet Louis XV à hauteur d'appui bois fruitier massif.
Cartonnier XIXeme siècle .
Console Louis XVI en acajou .
     
Rafraîchissoir Restauration.
Restauration d'une commode Louis XVen marqueterie (détail).
     
Bureau à gradin Napoléon III .
Buffet 2 corps Louis XIV en chêne.
Canapé Louis XVI.
     
Chiffonnier Restauration demi-colonnes acajou .
Table en acajou 1920.
Bureau de pente Directoire en merisier.
     
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Recherches appliquees dans le domaine de la conservation-restauration du mobilier


Réflexions du CERM (Centre Européen pour la Restauration du Mobilier).


Etude préliminaire : les besoins.

Objectif :
Il est de cerner au mieux les opérations qui sont effectuées de manière très satisfaisante, satisfaisante ou peu satisfaisante dans le domaine de la conservation-restauration du mobilier afin de définir les axes et les priorités d’une politique d’études et de recherches en matière de produits et de techniques.

Nous distinguons :

- Le diagnostic.
Aucun traitement de conservation et de restauration ne doit être entrepris sans un diagnostic préalable. Ce diagnostic se fait sur la base de relevés précis, de documents photographiques, d’analyses et d’examens appropriés, qui doivent permettre d’identifier la structure et


les composants originaux du meuble.
Le diagnostic permet aussi de déterminer les causes naturelles ou accidentelles de ses altérations et leurs topographies. En résumé, il permet de l’appréhender objectivement.
De plus, le meuble renferme des données historiques, spirituelles, esthétiques, iconographiques, qu’il est indispensable de déterminer par une étude documentaire approfondie nécessitant parfois des analyses, notamment pour en préciser l’origine géographique, la datation et l’authenticité.
Il est alors possible d’élaborer le projet de conservation et de restauration en distinguant clairement le nécessaire du superflu, ce qui est faisable de ce qui ne l’est pas, l’intervention qui met en valeur la qualité du meuble, de celle faite au détriment de son intégrité.

Le diagnostic repose sur l’utilisation de méthodes d’examens et de méthodes d’analyses qui sont qualitatives ou quantitatives. Le choix d’une méthode est toujours conditionné par le respect de l’intégrité du meuble,

aussi faut-il distinguer les méthodes qualifiées de non destructives parce qu’elles ne requièrent aucun prélèvement d’échantillon et les méthodes destructives où quelques milligrammes (ou plus) de matière sont indispensables.
Parmi les méthodes destructives, on distingue celles qui détruisent complètement l’échantillon analysé et celles qui permettent, après l’analyse de conserver l’échantillon en vue d’autres essais, en quelque sorte de l’archiver.
Quant aux méthodes quantitatives, elles peuvent être relatives si pour déterminer les teneurs des éléments recherchés, on doit faire une comparaison avec des échantillons de référence ; dans le cas contraire on parlera de méthodes absolues.
Il ne faut jamais perdre de vue, lorsqu’on s’apprête à soumettre un objet à des analyses scientifiques, les buts précis de cette entreprise, souvent onéreuse . . . / . . .

> suite de cet article ci-dessous...

     
Lit Charles X.
Commode "Sauteuse" Transition.
Piano Napoléon III, palissandre.
     

. . . / . . . Recherches appliquées dans le domaine de la conservation-restauration du mobilier (suite).

Le nettoyage.

Nettoyer un meuble, c’est neutraliser de manière permanente ou enlever les matières qui lui sont nuisibles sur le plan physique, mécanique, chimique ou esthétique.
Dans le langage courant, on parlera de dépoussiérage, de décrassage, d’enlèvement de vernis ou de repeints, de purification, de détachage, d’extraction des produits de corrosion.
Le nettoyage d’un meuble est toujours un acte important, car c’est un traitement irréversible par définition.

Les problèmes sont :

. La limite du nettoyage, qui doit se fonder sur une connaissance approfondie des matériaux à traiter, et sur le respect de l’intégrité formelle du meuble ;
. Le choix des méthodes, qui doit prendre en compte la nature des éléments à neutraliser ou supprimer, et celle des matériaux à conserver.
En résumé les deux impératifs du nettoyage sont respecter l’esthétique et conserver.


Secrétaire Directoire
en placage d'Acajou.

Toute technique de nettoyage met en jeu, soit des processus chimiques (action d’un acide, d’une base, d’un oxydant, d’un réducteur, d’un complexant), soit des processus physico-chimiques (action des détergents, action des solvants), soit des processus mécaniques (utilisation du scalpel, de la micro-sableuse, des ultrasons…), soit des processus électrochimiques (électrolyse d’un objet en métal corrodé, extraction des sels par électrolyse, …), soit plus rarement, des processus thermiques (rayons lasers) et le plus souvent une combinaison de ces processus.

La désinfection.
Les objectifs de l’opération sont :
. Tuer les agents biologiques (insectes, champignons) d’altération présents dans ou sur le matériau lui-même ;
. Empêcher toute nouvelle infestation.

Le bouche porage.
Bouche porer, c’est obtenir une surface lisse dans le but d’une finition en principe brillante.

Le fond isolant.
C’est par l’intermédiaire d’une couche, pouvoir travailler avec des produits non gras sur des bois gras comme le palissandre ou l’olivier.


Secrétaire Directoire
abattant ouvert.

 

Le collage et le refixage.
Refixer et coller, c’est faire adhérer deux parties d’un même ensemble, constituées ou non des mêmes matériaux. On parlera de refixage quand l’une des deux parties ne présente pas d’épaisseur (refixage d’une écaille de polychromie), de collage dans le cas contraire.
Refixage et collage se réalisent à l’aide de colles et d’adhésifs. La définition de ces termes n’est pas parfaitement établie. « Colle » est l’ancien terme qui sert toujours pour désigner toutes les colles traditionnelles : colles végétales (amidon), animales (gélatine, caséine), minérales. Il est également utilisé pour désigner les colles classiques : colles à base d’émulsions vinyliques par exemple. « Adhésif » dérive du terme américain « adhésive » et désigne les adhésifs synthétiques apparus sur le marché depuis 1940 (époxydes, acryliques, polyuréthannes, etc…).

La consolidation.
Consolider une matière pulvérulente, c’est lui apporter de la cohésion par injection de produits.

Le redressage de bois déformés (bois massifs et bois plaqués).

Le placage et le déplacage.

Le masticage des feuillures, panneaux, supports pour placage, marqueterie.
On est parfois obligé de refaire sur un objet une partie manquante.
Dans ce cas, on peut utiliser des mastics ou produits de restitution. Ils sont tous à base d’un ou plusieurs liants organiques dans lesquels on incorpore des charges (carbonate de calcium, sulfate de calcium, kaolin, poudre de terre cuite, poudre de marbre, poudre de bronze, poudre de bois, silice colloïdale, poudre de verre…) en fonction de l’aspect recherché.

Le bouchage des pores.

La finition.

La teinture et le maquillage.


 

     
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