. . . / . . . Recherches appliquées dans le domaine de la conservation-restauration du mobilier (suite).
Le nettoyage.
Nettoyer un meuble, c’est neutraliser de manière permanente ou enlever les matières qui lui sont nuisibles sur le plan physique, mécanique, chimique ou esthétique.
Dans le langage courant, on parlera de dépoussiérage, de décrassage, d’enlèvement de vernis ou de repeints, de purification, de détachage, d’extraction des produits de corrosion.
Le nettoyage d’un meuble est toujours un acte important, car c’est un traitement irréversible par définition.
Les problèmes sont :
. La limite du nettoyage, qui doit se fonder sur une connaissance approfondie des matériaux à traiter, et sur le respect de l’intégrité formelle du meuble ;
. Le choix des méthodes, qui doit prendre en compte la nature des éléments à neutraliser ou supprimer, et celle des matériaux à conserver.
En résumé les deux impératifs du nettoyage sont respecter l’esthétique et conserver.
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Secrétaire Directoire
en placage d'Acajou.
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Toute technique de nettoyage met en jeu, soit des processus chimiques (action d’un acide, d’une base, d’un oxydant, d’un réducteur, d’un complexant), soit des processus physico-chimiques (action des détergents, action des solvants), soit des processus mécaniques (utilisation du scalpel, de la micro-sableuse, des ultrasons…), soit des processus électrochimiques (électrolyse d’un objet en métal corrodé, extraction des sels par électrolyse, …), soit plus rarement, des processus thermiques (rayons lasers) et le plus souvent une combinaison de ces processus.
La désinfection.
Les objectifs de l’opération sont :
. Tuer les agents biologiques (insectes, champignons) d’altération présents dans ou sur le matériau lui-même ;
. Empêcher toute nouvelle infestation.
Le bouche porage.
Bouche porer, c’est obtenir une surface lisse dans le but d’une finition en principe brillante.
Le fond isolant.
C’est par l’intermédiaire d’une couche, pouvoir travailler avec des produits non gras sur des bois gras comme le palissandre ou l’olivier.
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Secrétaire Directoire
abattant ouvert. |
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Le collage et le refixage.
Refixer et coller, c’est faire adhérer deux parties d’un même ensemble, constituées ou non des mêmes matériaux. On parlera de refixage quand l’une des deux parties ne présente pas d’épaisseur (refixage d’une écaille de polychromie), de collage dans le cas contraire.
Refixage et collage se réalisent à l’aide de colles et d’adhésifs. La définition de ces termes n’est pas parfaitement établie. « Colle » est l’ancien terme qui sert toujours pour désigner toutes les colles traditionnelles : colles végétales (amidon), animales (gélatine, caséine), minérales. Il est également utilisé pour désigner les colles classiques : colles à base d’émulsions vinyliques par exemple. « Adhésif » dérive du terme américain « adhésive » et désigne les adhésifs synthétiques apparus sur le marché depuis 1940 (époxydes, acryliques, polyuréthannes, etc…).
La consolidation.
Consolider une matière pulvérulente, c’est lui apporter de la cohésion par injection de produits.
Le redressage de bois déformés (bois massifs et bois plaqués).
Le placage et le déplacage.
Le masticage des feuillures, panneaux, supports pour placage, marqueterie.
On est parfois obligé de refaire sur un objet une partie manquante.
Dans ce cas, on peut utiliser des mastics ou produits de restitution. Ils sont tous à base d’un ou plusieurs liants organiques dans lesquels on incorpore des charges (carbonate de calcium, sulfate de calcium, kaolin, poudre de terre cuite, poudre de marbre, poudre de bronze, poudre de bois, silice colloïdale, poudre de verre…) en fonction de l’aspect recherché.
Le bouchage des pores.
La finition.
La teinture et le maquillage.
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